On raconte…
Non.
On avoue, à voix basse, seulement quand la nuit est assez lourde pour étouffer les vérités…
…qu’il existe un endroit où l’on chute sans tomber, où l’on monte sans jamais respirer, un endroit qui n’a ni sol, ni ciel, ni horizon. Un endroit qui n’a pas de nom, alors on lui en a forgé un : UD40.
Certains disent que c’est un rêve.
D’autres, un oubli.
Mais ceux qui y ont été… ceux qui ne se sont jamais réveillés… jurent que ce n’est ni l’un ni l’autre.
UD40 n’a pas de murs, pas de frontières.
Seulement des cercles, empilés comme des anneaux de froid, des strates d’ombre suspendues les unes au-dessus des autres.
Quarante ont été recensés… quarante seulement.
Mais nul ne sait si ce chiffre marque une fin ou si ce n’est qu’un seuil… une première marche avant un escalier sans sommet.
Ceux qui « glissent » dans UD40 — car oui, on ne tombe pas, on glisse — se retrouvent projetés dans un univers sans tempo, sans lumière propre, sans chaleur.
Un univers né d’eux, mais qui ne leur appartient pas.
Un univers qui semble se souvenir mieux que nous.
Chaque cercle…
Chaque cercle est différent.
Des paysages qui n’existent nulle part, des rues sans habitants, des pièces sans portes, des mers qui ne reflètent aucune lune…
Et parfois, on y croise quelqu’un. Une silhouette. Une présence.
Mais jamais pour longtemps.
Parce qu’ici, même entouré, on finit seul.
On finit toujours seul.
On raconte…
Non.
On avoue, à voix basse, seulement quand la nuit est assez lourde pour étouffer les vérités…
…qu’il existe un endroit où l’on chute sans tomber, où l’on monte sans jamais respirer, un endroit qui n’a ni sol, ni ciel, ni horizon. Un endroit qui n’a pas de nom, alors on lui en a forgé un : UD40.
Certains disent que c’est un rêve.
D’autres, un oubli.
Mais ceux qui y ont été… ceux qui ne se sont jamais réveillés… jurent que ce n’est ni l’un ni l’autre.
UD40 n’a pas de murs, pas de frontières.
Seulement des cercles, empilés comme des anneaux de froid, des strates d’ombre suspendues les unes au-dessus des autres.
Quarante ont été recensés… quarante seulement.
Mais nul ne sait si ce chiffre marque une fin ou si ce n’est qu’un seuil… une première marche avant un escalier sans sommet.
Ceux qui « glissent » dans UD40 — car oui, on ne tombe pas, on glisse — se retrouvent projetés dans un univers sans tempo, sans lumière propre, sans chaleur.
Un univers né d’eux, mais qui ne leur appartient pas.
Un univers qui semble se souvenir mieux que nous.
Chaque cercle…
Chaque cercle est différent.
Des paysages qui n’existent nulle part, des rues sans habitants, des pièces sans portes, des mers qui ne reflètent aucune lune…
Et parfois, on y croise quelqu’un. Une silhouette. Une présence.
Mais jamais pour longtemps.
Parce qu’ici, même entouré, on finit seul.
On finit toujours seul.